Actualité Politiques temporelles

C’est la rentrée ! Épisode 4/4 : nos projets pour 2017

Pour clôturer ces actualités de rentrée, il ne nous reste plus qu’à vous faire part de nos projets et objectifs pour cette nouvelle année 2017, qui sera plus que jamais consacrée aux politiques « temporelles », que nous promouvons ardemment depuis quelques temps déjà.

 

Tout d’abord, comme signalé en début de semaine, nous travaillons actuellement à la rédaction des Actes du colloque des Temporelles 2016 et les publierons dès que possible.

Plus tard dans ce premier semestre, nous envisageons de publier une brochure consacrée aux politiques temporelles, un document à destination du grand public donnant un aperçu direct et concret des possibilités offertes par ces politiques, tant dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyen-ne-s que dans le travail sur l’égalité entre les femmes et les hommes.

Rappelons également notre séminaire en partenariat avec le CFFB, le 21 février à Bruxelles. D’autres évènements/conférences pourraient bien suivre durant l’année !

 

Ensuite, nous allons prochainement relancer notre newsletter, avec des articles thématiques, des partages d’expérience de politiques locales, des compte-rendu, des statistiques, des références bibliographiques, des réactions à l’actu, des focus sur des universitaires…

Le temps et l’égalité F/H étant des thèmes transversaux, au même titre que la participation citoyenne et la cohésion sociale, nous aborderons aussi bien l’organisation du travail et la petite enfance que la mobilité, l’urbanisme, la vie nocturne, ou encore les rythmes scolaires et le numérique.

 

Enfin, et non des moindres, nous collaborerons le plus étroitement possible avec des villes et communes se lançant dans la démarche « temporelle » et la mise en œuvre de politiques concrètes. Nous débutons actuellement avec la Ville de Verviers et l’échevine Sophie Lambert, et espérons construire une expérience positive qui en appellera d’autres, afin que la prise en compte des temps de vie, dans une approche résolument féministe, devienne une réelle priorité politique transversale.

Nous sommes également en discussion avec plusieurs communes de la Région bruxelloise, affaire à suivre…

 

Une année 2017 que nous souhaitons belle et fructueuse pour chacun-e !

 

Actualité Agenda Politiques temporelles

C’est la rentrée ! Épisode 3/4 : Séminaire CFFB/SW le 21 février 2017 (Bruxelles)

 

Le mardi 21 février 2017, la Commission « Politiques et lois » du Conseil des Femmes Francophones de Belgique et Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes vous convient à un séminaire intitulé « Du temps pour tous et toutes, pour plus d’égalité femmes/hommes »

 

Dans le prolongement direct de notre colloque organisé en novembre dernier, ce séminaire abordera les questions d’articulation, de conciliation des temps de vie (travail, déplacements, loisirs, famille…), à l’échelon local, dans l’optique de tendre vers plus d’égalité sociale et d’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Trois temps sont prévus :

Tout d’abord, Esteban Martinez (ULB) et Valérie Lootvoet (Université des Femmes) présenteront les enjeux sociétaux par les politiques « temporelles » et les enjeux liés à la nécessité de veiller à la dimension de genre dans la mise en œuvre de ces politiques.

Ensuite, des échevin-e-s bruxellois-es viendront partager leurs bonnes pratiques de politiques locales en la matière et leurs positions par rapport à une prise en compte transversale du genre et de l’articulation des temps dans l’action publique. Adelheid Byttebier, échevine de l’Égalité des chances à Schaerbeek, sera présente. D’autres confirmations suivront très prochainement.

Enfin, nous enchaînerons avec le jeu des questions-réponses et une discussion avec la salle.

 

Retrouvez l’invitation ci-dessous. Le séminaire se tiendra le mardi 21 février 2017, de 12h à 14h, dans les locaux d’Amazone (rue du Méridien, 10 – 1210 Bruxelles).

 

Inscriptions : https://www.eventbrite.fr/e/billets-seminaire-du-temps-pour-toutes-pour-plus-degalite-femmeshommes-30244716762

Merci de partager !

 

Actualité Politiques temporelles

C’est la rentrée ! Épisode 2/4 : publication rapport de recherche

Suite au projet Alter Égales 2015, initié par Mme Isabelle Simonis, ministre des Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes a obtenu un subside afin de se pencher concrètement sur les « politiques temporelles ». Nous avons aujourd’hui le plaisir de vous annoncer la publication de ce rapport de recherche sur notre site : http://synergie-wallonie.org/publications/

Il n’est pas aisé de décrire en quelques mots ce type de politiques, axé sur l’articulation des temps de vie, et dont nous faisons la promotion en tant que vecteur de l’égalité F/H, d’outil concret de gendermainstreaming. Sur notre site, à la même adresse, vous trouverez également un document de 3 pages synthétisant ces politiques temporelles et les objectifs de notre association au regard de celles-ci.

 

Quelques informations néanmoins pour illustrer notre démarche. L’articulation des temps est une préoccupation pour chaque individu. Or, hommes et femmes sont loin d’être égaux face à cela ! Notre étude et l’ensemble de notre démarche se basent sur ce simple constat, étayé par l’analyse de l’emploi du temps des Belges, grâce à la dernière enquête sur le sujet, parue en 2015.

De façon synthétique, en tenant compte des individus de toutes situations professionnelles et familiales à partir de 12 ans, il apparaît notamment que les hommes travaillent chaque semaine en moyenne 5h45 de plus (18h21) que les femmes (11h36), alors que celles-ci consacrent hebdomadairement 24h52 à la gestion de la vie domestique (tâches ménagères, soins et éducation des enfants), contre 15h18 pour la gent masculine.

Par-delà ces inégalités de genre (au travers de la persistance de normes considérant que le travail est davantage la sphère des hommes et le foyer celle des femmes), il s’avère que les répartitions des temps n’atteignent pas une forme d’équilibre. D’une part, si l’on se penche sur le travail « productif », prenant en compte le travail rémunéré mais également l’ensemble des tâches domestiques, les femmes sont en réalité plus « productives » que les hommes. D’autre part, on remarque que les hommes disposent de plus de 20% de temps de loisirs supplémentaire.

Les détails de l’enquête permettent d’approfondir ces inégalités en spécifiant les tranches d’âges ou encore les situations professionnelles, comme l’illustrent les tableaux suivants.

Premièrement, en consultant les chiffres consacrés au travail rémunéré, on constate que le temps de travail des femmes diminue par rapport à celui des hommes dès l’entrée sur le marché du travail, les écarts les plus importants étant marqués dans les catégories 25- 39 ans et 40-54 ans.

Ces périodes correspondent très souvent à la charge d’un ou de plusieurs enfants. Le tableau suivant montre que le temps accordé aux soins et à l’éducation des enfants connaît un pic durant une période similaire avec une disparité très marquée entre les femmes et les hommes, les premières consacrant à ces tâches un temps supplémentaire de 108% par rapport aux seconds.

Lorsque les deux parents ont une occupation professionnelle à plein temps (donc en enlevant une partie de l’échantillon, les adolescents et les personnes âgées), l’évolution au fil des catégories d’âges du temps consacré aux soins et à l’éducation des enfants est sensiblement similaire mais laisse entrevoir une constante dans les inégalités de temps consacré aux enfants.

La problématique des temps est donc non seulement un révélateur (mesurable, objectivable) des inégalités de genre, mais aussi un levier pour faire de ce thème une priorité dans une action publique à visée éminemment transversale.

 

 

Actualité Compte-rendu Politiques temporelles

C’est la rentrée ! Episode 1/4 : les « Temporelles 2016 »

Les 17 et 18 novembre dernier, nous organisions, en partenariat avec le réseau français Tempo Territorial, un colloque consacré aux « politiques temporelles », à l’égalité F/H et à leur implémentation en Belgique francophone.

Les politiques temporelles, nées en Italie et développées notamment dans plusieurs grandes villes de France, ont pour objectif d’améliorer la qualité de vie des citoyen-ne-s en prenant formellement et transversalement en compte les rythmes de vie, les temporalités, la conciliation/articulation des temps de vie dans l’action publique.

L’objectif de Synergie Wallonie est de diffuser cette vision en luttant contre les inégalités de genre (l’analyse de l’emploi du temps des femmes et des hommes révélant de nettes inégalités) et en en faisant un outil concret de gendermainstreaming.

 

Le colloque a rencontré un joli succès : 124 inscriptions pour les deux jours (une centaine d’inscrits par jour) avec 105 femmes et 19 hommes, 100 Belges et 24 Français, dont 26 intervenant-e-s – 21 femmes et 5 hommes – venu-e-s discuter, prendre position et/ou présenter leurs activités respectives. Nous remercions vivement toutes ces personnes pour leur partage et/ou leur présence à cet événement !

 

Avec les introductions de Dominique Royoux (président de Tempo Territorial), de Reine Marcelis et Baptiste Dethier (Synergie Wallonie), nous avons pu compter sur des interventions introductives de :

  • Dorothée Klein (représentante de M. Maxime Prévot, vice-président de la Région Wallonne, ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine, également en charge des droits des femmes) a notamment exposé les détails de la mise en œuvre du plan de gendermainstreaming par le ministre
  • Catherine Coutelle (députée à l’Assemblée Nationale, présidente de la Délégation aux Droits des Femmes et à l’Égalité des chances entre les hommes et les femmes) a, entre autres, évoqué les bienfaits des politiques temporelles et les inégalités de genre en termes de salaire, de temps de travail ou encore de congé parental

 

Animés par la journaliste Françoise Baré, trois panels se sont succédés :

 

  1. « Penser l’action publique »

 

  • Katja Krüger et Françoise Tyrant (Villes de Rennes) ont partagé l’expérience de 15 ans de leur ville dans les politiques temporelles et l’égalité F/H
  • Sophie Lambert (échevine à la Ville de Verviers) a présenté les ambitions de Verviers en tant que première ville en Belgique à se lancer dans la démarche « temporelle », en collaboration avec Synergie Wallonie
  • Cécile De Wandeler (Vie Féminine) a rappelé la nécessité de donner la possibilité aux femmes, les plus contraintes par les injonctions professionnelles et familiales, de prendre davantage le contrôle de leurs temps de vie
  • Delphine Chabbert (Ligue des Familles) a signalé que la question du temps constituait « un enjeu de santé publique », en témoigne l’augmentation des burnout professionnel et parental, nécessitant des politiques articulées
  • Bernard Fusulier (UCL) a insisté sur le besoin de transformer la société actuelle en une « société salariale multiactive permettant à chacun de construire son parcours de vie »

 

  1. « Cohésion sociale et participation citoyenne »

 

  • Laetitia Nolet (Forum Belge pour la Prévention et la Sécurité Urbaine) a évoqué l’importance pour les villes de développer une politique transversale du temps de la nuit, insistant notamment sur le sentiment d’insécurité des femmes
  • Stéphanie Scailquin (échevine à la Ville de Namur) a présenté son engagement pour l’égalité F/H dans les processus de rénovation de plusieurs quartiers namurois, dont la tenue de marches exploratoires
  • Françoise Bey (Ville de Strasbourg) a exposé son travail de lutte contre les stéréotypes, d’inclusion sociale des femmes éloignées de l’emploi et de mise en œuvre de la parité dans les conseils citoyens
  • Carine Jansen (Direction interdépartementale de la Cohésion sociale en Région Wallonne) a présenté une définition très pédagogique de la cohésion sociale et souligné toute l’importance du diagnostic initial dans l’action publique
  • Daisy Herman (ACRF Femmes en Milieu Rural) a rappelé que les difficultés temporelles rencontrées par les femmes en milieu rural sont identiques à celles en milieu urbain, les premières devant néanmoins supporter le poids de l’isolement
  • Claire Gavray (ULg) a constaté que le temps et le niveau local sont non seulement des révélateurs d’inégalités (sexuées) mais aussi des leviers, et que les réflexions sur le genre permettent de révéler des mécanismes de discriminations plus larges

 

  1. « Sphère professionnelle »

 

  • Lisa Lombardi (CoWallonia) a présenté les spécificités du coworking et les avantages produits aux utilisateurs d’un tel tiers-lieu en matière de réseau professionnel, de temps de transport ou encore de réduction de l’isolement social
  • Bénédicte Philippart de Foy (FAR Femmes Actives en Réseau) a insisté sur la nécessité de proposer aux femmes et aux filles, dès l’école, des modèles féminins pour leur montrer que la réussite professionnelle et entrepreneuriale est possible
  • Éric Schlutz et Marie Jacquin-Pavard (Strasbourg) ont expliqué les efforts de leur métropole dans la lutte contre les stéréotypes ainsi que dans la mise en œuvre du télétravail, jugé très positivement par les travailleurs et leurs responsables
  • Fabiola Frippiat (Fédération des Initiatives Locales pour l’Enfance) a fait part des difficultés pour les parents, et surtout les familles monoparentales, de trouver des milieux d’accueil adaptés, la conciliation étant rendue difficile par les contraintes professionnelles
  • Esteban Martinez (ULB) a rappelé que les déterminants d’une bonne articulation des temps proviennent de la sphère professionnelle et qu’il convient de « réhabiliter » politiquement la question du temps, en vue d’améliorer la qualité de la vie

 

Valérie Lootvoet (Université des Femmes), Agnès Marlier (Constructiv) et Isabelle Simonis (ministre des Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles) ont malheureusement été contraintes d’annuler leur présence en dernière minute.

Afin de rentrer dans le détail de ces bien trop courts extraits des interventions de nos invités, les actes de ce colloque sont en cours d’élaboration et seront publiés dans les prochaines semaines. Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://synergie-wallonie.org/temporelles-2016/ !

Et pour les photos, c’est par

Et plus d’actu dès demain 🙂

 

 

Actualité Harcèlement

Sexisme, sexisme, et…sexisme

Depuis quelques temps, des sites/blogs/pages Facebook se multiplient (principalement en France) pour diffuser des témoignages de comportements et remarques sexistes dans différents domaines. Vous en avez sûrement entendu parler mais je vous propose un petit aperçu d’ensemble et un « florilège » des témoignages postés. Comme dans le reportage d’hier soir sur France 5, c’est consternant, décapant, irritant, à la fois banal mais toujours inattendu, et beaucoup d’autres adjectifs encore.

 

 

Paye Ta Shnek : le plus connu et le plus ancien, qui a lancé les autres, recueillant des témoignages de remarques/comportements dans des espaces publics

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«Quand vous me regardez, je suis sûr que c’est liquide dans vos culottes.»
Clermont-Ferrand — place de Jaude. Parce qu’on a fait l’“erreur” de regarder ce garçon en le croisant

« Putain, toi j’aimerais bien te péter le trou.”
Lillebonne, Normandie — Je sortais du collège, j’avais 12 ans. Un homme passait par là.

 

Paye ton taf : témoignages de sexisme au travail

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“Et sinon, vous allez nous faire un bébé dans l’année?”
Paris — graphiste, premier entretien d’embauche. Je venais de finir mes études et de me me marier. J’ai été embauchée en CDD… Je suis partie quand j’ai vu que mon patron regardait des films pornos sur mon ordi le soir.

“Non, mais je serais pas contre une petite pipe en revanche.”
Le Plessis Robinson — un collègue dans le hall du service après-vente de notre boite, alors que j’allais me chercher un café au distributeur et que je lui en proposais un. Cadeau bonus: devant tous les clients, bien sûr.

 

Paye ta Robe : témoignages de sexisme en milieu judiciaire

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« Un directeur régional au téléphone: “ Bonjour je voudrais parler à un juriste.
Moi, jeune juriste : oui je suis juriste je peux vous aider?
Le DR : non, j’ai dit UN juriste
Moi, un brin cinglante : non effectivement je ne peux pas vous aider!” et j’ai raccroché! »

« Retour de congé maternité et rendez-vous client : “ha. Je vois que vous n’avez pas encore perdu tous vos kilos de grossesse. Ça va votre mari ? il ne dit rien ?” »

 

Paye Ta Blouse : témoignages de sexisme en milieu hospitalier

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« Tu sais bien ce qu’on dit : quand les moules apparaissent, c’est que le niveau baisse. »
Un chef de chirurgie aux internes.

« Oh vous savez, les femmes tout ce qu’elles veulent c’est s’occuper de leurs enfants et travailler à mi-temps. »
Mon maître de stage de médecine générale à un patient qui me demandait ce que je voulais faire comme spécialité.

 

Paye ton sport : témoignages de sexisme dans le sport

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« De toute manière, les garçons ont une plus grosse volonté que les filles à la course ! »
Les deux profs respectifs des filles et des garçons qui discutaient pendant qu’on courait

« Arrête de te plaindre et cours, c’est pas avec ces cuisses que tu vas te trouver un copain ! »
Le prof de sport, pendant un cours d’endurance particulièrement difficile. Les garçons ont ricané. J’étais déjà « la grosse » pour eux, si même les profs s’y mettaient, c’était encore plus drôle. J’étais en 4ème.

 

Paye ton journal : témoignages de sexisme dans le milieu du journalisme

« Ah mais nous on pensait que c’était un homme qui viendrait… » me lance le président d’une association alors que je suis censée le rencontrer à propos d’un événement sportif à venir.

« Si j’avais su que vous étiez si mignonne, je viendrais plus souvent à l’agence » s’exclame un correspondant que je rencontre pour la première fois sur un événement, après l’avoir eu plusieurs fois au téléphone.

[Entendu à la rédaction] À propos de l’affaire Denis Baupin : « Y’a des circonstances atténuantes. Quand tu rentres à la maison et que t’as Emmanuelle Cosse, tu comprends que le gars répond à des pulsions. »

 

Une série de remarques finalement interchangeables, avec souvent un rapport hiérarchique mais pas forcément : il s’agit surtout d’une question de pouvoir ou d’impression de pouvoir d’une personne sur une autre, en l’occurrence d’un homme sur une femme qui serait, comme par définition, inférieure. Donc, on peut lui dire ou faire ce qu’on veut. Et ça commence parfois très tôt, dès l’enfance…
Dans le reportage de France 5 sur le harcèlement sexuel, on entend ou on devine des comportements dégueulasses de policiers, de juges, d’avocats, etc. Dans les extraits ci-dessus, on voit que c’est pareil chez les journalistes, les médecins, les enseignants. Il y a un énorme boulot à faire dans la formation et la sensibilisation de ceux qui décident, dirigent, emploient, informent, éduquent, soignent…autant d’actions si essentielles…
Les médias s’y intéressent de plus en plus. La page Facebook Paye ton journal a été créée le 2 janvier ; moins de 24h plus tard, un article lui était consacré dans Libération, Le Monde, Les Inrocks, L’Express, LCI… Bien sûr, cela touche au milieu du journalisme, mais cela attire par ricochet l’attention sur les autres.
Espérons que cela incite encore les victimes à témoigner, même si la parole se libère dans un premier temps sur un blog, anonymement.

 

Et un p’tit dernier (du classique) pour la route, c’est pour moi, c’est cadeau :

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Actualité Compte-rendu

Compte-rendu : « Qu’en est-il de la démocratie ? » Forum Belge Francophone des Sciences Sociales (Charleroi, 15 décembre 2016)

15541269_1171838189529912_6682691492950050965_n Le 15 décembre dernier avait lieu le 1er Forum Belge Francophone des Sciences Sociales, au CEME de Charleroi. Les organisateurs – l’Abfsa(Association Belge Francophone de Sociologie et Anthropologie) et l’Université Ouverte – avait choisi pour thème : « Qu’en est-il de la démocratie ? »
Le Forum mélange un « salon » (Foire aux initiatives, Foire aux chercheur-e-s), des conférences plénières (Michel Wieviorka sur « les frontières de la démocratie », Julien Charles sur « La participation démocratique à l’épreuve du travail ») et des ateliers thématiques (éducation, gouvernance, action collective). Plusieurs moments de pause étaient prévus pour que les participants (plus de 200) puissent s’attarder aux stands et que les associations (25) puissent assister aux conférences.
Une journée dense mais agréable et bien organisée, avec un très bon dialogue entre le secteur associatif et le milieu universitaire. Synergie Wallonie y tenait un stand, consacré aux « politiques temporelles », à savoir la prise en compte formelle et globale des temporalités, des rythmes de vie des citoyen-ne-s, de la conciliation/articulation des temps dans l’action publique ; une telle approche mettant en avant la qualité de vie des individus et des considérations très concrètes (qui n’est pas obnubilé par le temps ? qui n’a pas l’impression d’en manquer ou qu’il soit souvent une contrainte puissante ?) tout en soutenant une politique de gendermainstreaming. Plus d’infos et de publications très bientôt dans la rubrique « Politiques temporelles » 

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J’ai assisté aux deux ateliers sur « l’action collective », encadrés par Isabelle Ferreras (UCL) et consacrés aux interventions des associations Dakira ASBLTout Autre ChoseActeurs des temps présentsGarance AsbelleMigrations et Luttes Sociales et Community Land Trust Bxl.
Il en est, entre autres, ressorti qu’en tant qu’initiative citoyenne, il n’est pas évident de se faire entendre par les responsables politiques et administratifs. Pourtant, « notre horizon victorieux, c’est déjà de nommer les choses, autrement dit d’être pris en compte, que ça existe, que ça prenne une dimension politique qui concerne tout le monde » (Myriem Amrani, Dakira). Isabelle Ferreras a également insisté sur le fait que « le socle, le fondement de la démocratie, ça doit être l’égalité. C’est d’ailleurs le 1er article de la Déclaration des Droits de l’homme. Or, la démocratie néolibérale dont laquelle nous vivons n’est pas fondée sur l’égalité ». Par ailleurs, les échanges étaient vraiment très intéressants entre universitaires (Mathieu Berger notamment) et représentants du secteur associatif, dont certains portent ou ont également porté la casquette d’universitaire. La collaboration entre les deux, paraissant essentielle, ne va pourtant pas toujours de soi.

Outre le fait qu’il s’agisse de notre centre d’intérêt en tant qu’association féministe, j’ai regretté le peu d’intérêt formel pour la thématique de l’égalité F/H. Delphine Moujahid a présenté les activités de Garance et représentait la seule intervention « féministe » de la journée, tandis que Synergie Wallonie était le seul stand « féministe » du Forum ; une brochure sur le sujet était néanmoins disponible au stand du CEPAG, qui y présentait sa campagne #4J.
N’est-il pas « objectivement » important de prendre réellement cela en considération, quasiment comme une priorité, dans un événement de ce type réfléchissant à la démocratie et à son avenir ?
Nous ne doutons pas des intentions des organisateurs (notons tout de même la mention de « Foire aux chercheur-e-s »), dont Bernard Fusulier avec qui nous collaborons déjà dans nos actions, mais un rapide coup d’œil au programme illustre le fait que la question du genre passe quelque peu à la trappe, au-delà du contenu :
– Intervenant(e)s dans les ateliers : 11 femmes pour 10 hommes (pas mal pour le coup)
– Discutant(e)s : 0 femme pour 3 hommes
– Président(e)s de séances : 1 femme pour 5 hommes
– Conférenciers : 0 femme pour 2 hommes
– « Grands témoins » : 1 femme pour 2 hommes (Isabelle Ferreras ayant remplacé au pied levé…un autre homme, ce qui aurait fait 0 et 3)

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Isabelle Ferreras a mentionné ce point lorsque les « grands témoins » sont venus rapporter au public le contenu des différents ateliers : elle a signalé avoir hésité un instant à accepter d’être la « remplaçante » avant de répondre favorablement et de participer (avec brio) à ce qui reste cependant une très belle journée d’échanges consacrés à la démocratie et aux sciences sociales. Elle a rappelé que l’égalité doit être le fondement de la démocratie, et qu’il est important que la moitié de la population soit suffisamment représentée dans ce genre d’événement.
Autrement dit, il serait bienvenu que les évènements liés à la démocratie, la citoyenneté, la participation, le renouveau de l’action publique, etc., n’oublient pas que les femmes et les hommes ne partent pas sur un même pied d’égalité dans la société…

Cela sera peut-être le cas dans deux ans, lors de la probable seconde édition de cet intéressant Forum, auquel nous ne manquerons pas de participer et d’apporter notre soutien.
Que celles et ceux qui étaient présents n’hésitent pas à rendre compte de leurs impressions également ! Les miennes ne sont que partielles…et un peu partiales.

Baptiste Dethier, pour Synergie Wallonie

 

UPDATE : Dominique Cabiaux, administrateur délégué de l’Université Ouverte, nous a contacté quelques jours après notre post sur Facebook, signalant qu’ils s’étaient montrés sensibles à la question du genre : « Nous allons modifier l’approche pour la deuxième édition et vous serez contactés au moment de démarrer le processus d’organisation. Un grand merci d’avoir attiré notre attention, de façon constructive et en indiquant que ce forum contenait de nombreux points très positifs par ailleurs. » Cela fait évidemment plaisir d’avoir au moins été entendu/lu et de recevoir un retour des partenaires du Forum sur ce sujet. Synergie Wallonie se montrera évidemment disponible pour toute réflexion concernant le genre. La suite au prochain épisode !

Agenda Politiques temporelles

À inscrire à vos agendas : 17 & 18 novembre 2016

« Temporelles 2016 »

Plus qu’une succession de présentations, cet événement, regroupant des politiques, des fonctionnaires au niveau local et régional et d’autres acteurs locaux, constitue une véritable rencontre entre acteurs de la société civile, laissant la place aux débats, aux échanges de points de vue et de bonnes pratiques.

Cette année, l’édition 2016 des Temporelles, organisée par le réseau français Tempo Territorial, se tiendra pour la première fois en Belgique, en collaboration avec l’association Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Colloque international  :  Beau Temps pour les Femmes ?  Les politiques temporelles au prisme de l’égalité femmes/hommes

 

Politiques publiques – Articulation des rythmes de vie – Temps contraints et temps choisis

Vivre ensemble – Espaces publics – Citoyenneté

Temps de travail et qualité de vie – Rôle des entreprises – Dispositifs de conciliation

Informations :

Quand : Jeudi 17 et vendredi 18 novembre 2016

Où : Namur – Centre Public d’Action Sociale de Namur (Rue de Dave, 165 – 5100 Jambes)

Coût : Gratuit

Inscriptions : https://www.eventbrite.fr/e/billets-beau-temps-pour-les-femmes-27540044013

 

Programme provisoire et argumentaire en suivant le lien suivant :

temporelles-2016-programme-provisoire

 

Pour plus d’informations : 

Synergie Wallonie pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes asbl

500/23, rue de Gembloux – 5002 NAMUR  –  Tél.: 081 43 44 67

Reine Marcelis (présidente) : 0489.58.21.34  –   Baptiste Dethier (chargé d’études) :0496.21.13.47

mail :  info.synergiewallonie@gmail.com    –   Site : www.synergie-wallonie.org

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Théroigne de Méricourt, l’Amazone des Ardennes – Une création théâtrale exceptionnelle

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À l’initiative de la Province de Luxembourg, la Maison de la Culture Famenne-Ardenne a mis sur pied la création théâtrale « Théroigne de Méricourt, l’Amazone des Ardennes » qui aura lieu les 6, 7, 12, 13, 14 et 15 août au Fourneau Saint-Michel (Saint-Hubert).

Un spectacle qui rend hommage à cette femme trop méconnue du grand public et veut faire connaitre son rôle dans l’Histoire et dans celle de l’égalité Homme-Femme.

Vous trouverez toutes les informations pratiques en suivant les liens ci-dessous  :

  • Site de la maison de la culture :

http://www.maisondelaculture.marche.be/activite/theroigne-de-mericourt-lamazone-des-ardennes/

  • Evénement Facebook :

https://www.facebook.com/events/727705507332896/

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Pour élever leurs enfants, les pères s’inspirent de plus en plus de leur mère

Le temps des « nouveaux pères » est-il arrivé ? Une enquête publiée par l’Union nationale des associations familiales (UNAF), jeudi 16 juin, témoigne en tout cas d’une évolution des représentations et des attentes paternelles.

Des questionnaires ont été envoyés dans quarante-huit départements à des familles bénéficiant d’aides des caisses d’allocations familiales (CAF). Quelque 11 000 pères d’enfants âgés de 4 à 20 ans ont participé à cette enquête. « Le taux de retour, de 11 %, est élevé, relève Marie-Andrée Blanc, la présidente de l’UNAF. Jamais personne ne s’inquiète du rôle des pères et de leur perception. Nous voulions aller à leur rencontre. »

Les résultats signalent un changement dans les mentalités : ces pères ne veulent pas être comme ceux d’hier. Seuls 14 % des hommes interrogés déclarent élever leurs enfants comme leur propre père, contre 48 % de manière « plutôt différente » et 38 % de manière « totalement différente ». « Ils disent être plus à l’écoute, dialoguer davantage, être plus proches de leurs enfants, plus affectifs, s’impliquer davantage dans leur scolarité que leur père ne l’avait fait avec eux », relève l’étude. Leur propre père était « peu ou pas impliqué » (60 % des réponses).

Ils sont nombreux (45 %) à s’inspirer d’autres personnes dans leur propre exercice de la paternité. Les pères citent le plus souvent leur mère (43 %), puis leur conjointe (20 %). Sans pour autant les imiter puisque la plupart disent agir de façon « différente » de la mère avec leurs enfants (55 %).

Manque de temps

L’idéal du « bon père » a changé. Invités à s’exprimer sur ce sujet, ces hommes évoquent un père « présent, à l’écoute, qui offre un cadre sécurisant où les enfants peuvent s’épanouir », ou encore un père « attentif et attentionné ». « L’autorité », « fixer des limites », « donner un cadre », « transmettre des valeurs », sont valorisés au même titre.

Renversement total par rapport à l’époque où la puissance paternelle dominait (avant 1970) : ces hommes ressentent en majorité (56 %) que la société considère leur rôle comme « moins important que celui la mère », contre 42 % qui estiment qu’elle le juge aussi important, et 1 % plus important.

Reflet de ce sentiment, ainsi que du succès médiatique des mouvements de pères séparés, ils considèrent à 54 % que la justice familiale avantage les mères en cas de rupture, bien que les juges ne fassent dans la très grande majorité des cas qu’entériner les choix des époux eux-mêmes.

Malgré une volonté déclarée de s’impliquer, les enquêtes statistiques montrent que les femmes continuent à consacrer deux fois plus de temps aux enfants que les hommes. Les pères interrogés par l’UNAF disent, à 47 %, manquer de temps pour s’occuper de leur progéniture, en premier lieu à cause de leur travail.

« Je suis plus de 10 heures par jour sur mon lieu de travail sans compter la route et les bouchons » ; « Je suis absent les midis et pour cause professionnelle un week-end sur deux » ; « horaires de travail difficiles », témoignent-ils.

Division sexuée des tâches

Leur participation aux tâches augmente toutefois les jours où ils ne travaillent pas. Mais toujours selon une division sexuée : ils prennent part aux loisirs ou accompagnent les enfants à des activités, tandis que les mères s’occupent des repas, du coucher et du suivi médical.

La grande majorité (84 %) déclare pourtant ne pas avoir de difficultés pour réaliser les tâches parentales. Le suivi de la scolarité, le coucher et le contrôle du sommeil sont celles qui leur posent le plus de difficultés. « Plus la durée d’absence du domicile est longue, plus la part des pères déclarant que leur conjointe est plus à l’aise qu’eux avec les enfants augmente », relève l’UNAF.

Mais contrairement aux femmes, ils envisagent très rarement de travailler moins pour se rendre disponibles. « On peut se demander dans quelle mesure cet impensé est un héritage de la division traditionnelle des rôles, où le père joue le rôle de principal apporteur de ressources, la conséquence de résistances des employeurs, d’une autocensure ou d’un comportement “rationnel” face des inégalités salariales qui restent majoritaires entre hommes et femmes au sein des couples », interroge l’étude.

La contrainte professionnelle ne pèse pas de la même manière selon les catégories sociales. Cadres et indépendants souffrent d’horaires lourds mais bénéficient d’une certaine souplesse d’organisation, tandis que les ouvriers et les employés font moins d’heures mais pâtissent de contraintes rigides.

L’UNAF relève que l’implication des pères semble, conformément à d’autres études, plus élevée chez les cadres et les professions intermédiaires, en raison de facteurs culturels mais aussi économiques, notamment la capacité à sous-traiter certaines tâches domestiques quand on en a les moyens.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/famille-vie-privee/article/2016/06/15/pour-elever-leurs-enfants-les-peres-s-inspirent-de-plus-en-plus-de-leurs-meres_4951288_1654468.html#oAVwGdTCLXyPIVxt.99 

 

LE MONDE • 15.06.2016 à 22h05 • Par Gaëlle Dupont

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l’Ecole du genre : sports métiers jouets risque…

Après deux années de travail, des dizaines d’experts interrogés, autant de familles, d’élèves, d’équipes pédagogiques rencontrés à travers toute la France,l’équipe de Catherine Louveau – sociologue et professeure à l’Université Paris Sud Orsay – est fière de vous annoncer la mise en ligne de notre web-documentaire : L’école du genre. 

Une plateforme pensée comme un outil pédagogique, qui décrypte ce qui dans notre éducation nous fait fille ou garçon. 

Ce projet réalisé par Léa Domenach et Jean-Paul Guirado a été écrit par Brigitte Laloupe et produit par Enfin Bref Production avec pour principaux partenaires la Cité des sciences et de l’Industrie/Universcience, le programme Investissement d’Avenir, le Planning Familial et le centre Hubertine Auclert.

Le lien à retrouver (et à partager) : www.ecoledugenre.com

Egalement sur FB : https://www.facebook.com/ecoledugenre/

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