Parlement de la FWB – #2 Commission Droits des femmes et égalité des chances

Séance du 9 mai 2017

 

Compte-rendu intégral officiel à lire sur : http://www.pfwb.be/le-travail-du-parlement/doc-et-pub/documents-parlementaires-et-decrets/documents/001556453

 

 

  1. Question d’Hélène Ryckmans (Ecolo) : « Campagne « Fifty-Fifty » et EVRAS »

 

La Fédération des Centres de planning familial des Femmes Prévoyantes Socialistes a lancé une campagne (« Fifty-Fifty ») pour sensibiliser les jeunes au fait que la contraception doit être l’affaire des deux partenaires (visant en particulier la responsabilité masculine). Par ailleurs, Ecolo a soumis au Parlement une proposition de « Pass contraception ». Que compte faire le gouvernement pour relayer cela ?

D’autre part, la députée s’inquiète de la présence du groupe catholique « Croissance » dans les écoles concernant l’EVRAS (Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle).

 

Réponse d’Isabelle Simonis (PS), ministre de l’Enseignement de Promotion Sociale, de la Jeunesse, des Droits des Femmes et de l’Égalité des chances :

 

La ministre soutient la campagne « Fifty-Fifty », financièrement à hauteur de 2000 € et en favorisant sa diffusion. D’autres campagnes de sensibilisation sont d’ailleurs prévues en 2017, entre autres via les Centres PMS.

Concernant l’EVRAS, elle souhaite vivement éviter la diffusion de messages prosélytes par les différents prestataires de ce dispositif. Un label contraignant à cet égard est en cours de discussion au sein des gouvernements compétents.

 

 

  1. Question de Clotilde Leal-Lopez (CDH) : « Politique étrangère de la Belgique et droits des femmes »

 

Si la diplomatie multilatérale et le dialogue avec des pays aux valeurs très différentes sont essentiels, la députée s’interroge sur le récent vote quasi automatique pour l’entrée de l’Arabie Saoudite dans la Commission de la condition des femmes à l’ONU. Quelle est la position de la ministre ? Faut-il mettre sur pied une conférence interministérielle sur les enjeux relatifs aux droits des femmes et améliorer la concertation entre les gouvernements du pays ?

 

Réponse d’Isabelle Simonis (PS), ministre de l’Enseignement de Promotion Sociale, de la Jeunesse, des Droits des Femmes et de l’Égalité des chances :

 

La concertation avec les entités fédérées n’est malheureusement pas requise et la décision relève uniquement du ministère des Affaires étrangères. La ministre désapprouve fermement le vote et le message qu’envoie l’entrée de l’Arabie Saoudite dans cette commission. De plus, elle souligne que le ministre a justifié ce choix en lien avec une position sur les ventes d’armes, ce qui, à ses yeux, est significatif de l’intérêt porté par le gouvernement fédéral aux droits humains en général, et aux droits des femmes et des filles en particulier.

Mme Simonis a demandé à son cabinet de rédiger un courrier à l’intention du Premier ministre pour qu’il mette en place une conférence interministérielle sur les droits des femmes dans le pays et à l’étranger.

 

 

  1. Question de Laetitia Brogniez (MR) : « Difficultés des femmes séparées ou divorcées »

 

D’après la Ligue des Familles, 40% des parents (majoritairement des femmes !) ayant droit à une contribution alimentaire ne la reçoivent pas dans les conditions prévues. Outre l’aspect financier, certains ex-conjoints (majoritairement des hommes) n’assument pas non plus leurs responsabilités, par exemple en matière d’éducation. Que sont les actions menées ou aides spécifiques proposées par le gouvernement de la FWB dans ce domaine, que ce soit en matière de sports, d’enseignement ou de culture ?

 

Réponse d’Isabelle Simonis (PS), ministre de l’Enseignement de Promotion Sociale, de la Jeunesse, des Droits des Femmes et de l’Égalité des chances :

 

Effectivement, les inégalités entre femmes et hommes sont également flagrantes dans ce domaine. La FWB possède peu de leviers directs mais y porte une attention importante, par exemple à travers le projet de plan transversal de lutte contre les inégalités et la pauvreté. D’autres dispositifs sont déjà en place, comme la participation financière progressive selon les revenus dans les milieux d’accueil subventionnés de la petite enfance, ou encore les systèmes d’allocation de bourses d’études. Cependant, il est également essentiel, selon la ministre, de s’interroger sur la flexibilisation à outrance du travail, la réforme des pensions ou la sécurité sociale…

 

 

  1. Question de Déborah Géradon (PS) : « Promotion de l’accès des femmes au sein des conseils d’administration et concept du programme de mentoring »

 

La députée met en avant le travail de l’association Women on Board, qui soutient et promeut l’accès des femmes aux conseils d’administration des entreprises privées et publiques, par exemple grâce à la création d’une base de données. Récemment, Women on Board a initié le reverse mentoring, qui consiste à former des binômes féminins composés d’une femme directrice ou CEO et d’une jeune personne à la recherche d’une expérience de haut niveau. Que pense la FWB de ce genre d’initiatives et comment peut-elle les soutenir ?

 

Réponse d’Isabelle Simonis (PS), ministre de l’Enseignement de Promotion Sociale, de la Jeunesse, des Droits des Femmes et de l’Égalité des chances :

 

Toutes les initiatives visant à une meilleure représentation des femmes dans les entreprises sont bénéfiques. La loi sur les quotas de genre dans les CA dispose d’ailleurs d’un bilan encourageant. À la suite de l’assemblée Alter-Egales de 2015 consacrée à l’égalité professionnelle, des recommandations avaient été émises, dont la mise en évidence d’exemples féminins de success-stories. La FWB a notamment soutenu l’association Engender pour un projet de sensibilisation à la parité et la mixité à destination des conseils d’administration du secteur associatif, ainsi que la publication du guide « Égalité, mixité et associations ». Cependant, des initiatives au niveau régional seraient également les bienvenues.

 

 

  1. Question de Clotilde Leal-Lopez (CDH) : « Conclusions du colloque sur le proxénétisme »

 

Un colloque sur la lutte contre le proxénétisme s’est tenu à Liège, rassemblant le monde judiciaire et les travailleurs sociaux. Quelles sont les conclusions et recommandations qui en découlent ? Quels rapprochements peut-on effectuer avec l’étude similaire commanditée par la FWB ?

 

Réponse d’Isabelle Simonis (PS), ministre de l’Enseignement de Promotion Sociale, de la Jeunesse, des Droits des Femmes et de l’Égalité des chances :

 

La lutte contre les violences faites aux femmes est cruciale pour le ministère des Droits des femmes. Dans le thème que vous évoquez, il s’agit en effet de proxénètes (surtout des hommes) qui exploitent des personnes prostituées (surtout des femmes). Le colloque a été riche en enseignements. D’abord, la complexité du phénomène est à nouveau apparue. Ensuite, il est ressorti d’une analyse livrée par le CFFB, que la prostitution a des ramifications avec le crime organisé en Europe. Enfin, l’accent a été mis sur les coûts économiques et sociaux de la prostitution pour la société.

La ministre rappelle également qu’un projet de sensibilisation sur la prostitution étudiante est programmé à la rentrée prochaine.

 

 

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