Prix A-M Lizin – Théroigne de Méricourt

Présentation

Le Prix Théroigne de Méricourt créé en 2004, récompense, chaque année, une personnalité féminine et/ou une association résidant ou active en Wallonie, luttant pour faire triompher le droit des femmes, l’égalité des genres et/ou favoriser l’autonomie d’autres femmes. 

Le Prix Théroigne de Méricourt arbore à présent le nom de Anne-Marie Lizin, pour rendre hommage à cette grande dame qui a été un moteur actif dans l’élaboration du prix. Après son décès, Synergie Wallonie a décidé de renommer ce prix : le Prix Anne-Marie Lizin – Théroigne de Méricourt. Ces deux personnalités progressistes ayant en commun la défense du droit des femmes. 

Ce Prix a également pour objectif de mettre en lumière la créativité d’une artiste wallonne en prenant une de ses œuvres comme prix remis.

 

Les éditions 2020 et 2021 n’ont pas eu lieu pour cause de crise sanitaire.

 

 

Comment poser une candidature

Les candidatures sont à déposer (par une association et/ou des personnes physiques) par la remise d’un dossier proposant la candidature au Prix d’une femme ou d’une association vivant ou étant active en Wallonie, et dont l’engagement personnel ou professionnel répond à un ou plusieurs des critères suivants :

  • lutte pour faire triompher le droit des femmes et l’égalité des genres ;
  • actions en faveur de l’autonomie d’autres femmes ;
  • création d’emplois (et notamment pour d’autres femmes) ;
  • lutte pour une meilleure conciliation vie privée – vie professionnelle ;
  • engagement pour promouvoir le travail des femmes dans un domaine traditionnellement très masculin ;
  • toute action de recherche et/ou de mobilisation permettant l’amélioration de l’égalité Femmes/Hommes, tout domaine confondu (droits, santé, travail, …).
Photo de groupe devant la mosaïque A-M Lizin

Deux personnalités importantes 

Anne-Marie Lizin

Anne-Marie Lizin était une femme politique d’avant-garde par sa vision de la liaison entre le combat pour l’émancipation de la femme et la géopolitique.

Elle était « au-delà du féminisme » en considérant que, seule, la participation active des femmes à la vie politique, dans toutes les sociétés, était à même de conduire à la résolution de conflits perpétués, comme à plaisir, par les pouvoirs dominés par les hommes. Elle a toujours senti, su, que l’inégalité entre les hommes et les femmes naissait dans la famille, dans le village, dans la tribu, qu’elle se perpétue et se renforce par les traditions, valorisées par les religions et, plus encore, par les clergés.

Sa réflexion était profonde, mais c’était aussi  une femme de multiples actions, tant les luttes dans lesquelles elle s’est impliquée sont nombreuses.

Cette volonté d’agir explique son acceptation des compromis – à la condition qu’ils fassent progresser ses idées et ses principes, dont elle n’a jamais dérogé – mais aussi son goût pour la « diplomatie parallèle ». Cette façon de faire a souvent participé à l’émancipation de la femme, tout en servant la cause de la paix.

Poursuivant ses missions, la Fondation Anne-Marie Lizin se met aujourd’hui à la disposition et participe aux combats de toutes ces femmes et de tous ces hommes épris de liberté, d’égalité et de solidarité.

(source  : https://fondationamlizin.be/anne-marie-lizin)

Anne-Josèphe Terwagne de Méricourt

Ardennaise ardente, née à La Roche en 1762, démocrate militante pour la liberté, la justice et l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, elle s’engagea dans la Révolution française. Elle francisera son nom en Théroigne. Plus tard, la presse royaliste dont elle fut la cible, lui attribuera le nom de Théroigne de Méricourt. Elle est considérée comme un des personnages féminins célèbres de la Révolution. La presse royaliste l’accusera d’avoir voulu assassiner Marie-Antoinette lors des Journées d’Octobre auxquelles elle n’avait cependant pas pris part. Poursuivie pour un crime qu’elle n’avait pas commis, elle reviendra en Belgique mais sera enlevée par des aristocrates en exil qui la livreront à la justice autrichienne.  L’empereur Léopold II, dont elle est sujette, reconnaît son innocence et la fait libérer.

En 1790, elle fonde la « Société des Amis de la Loi » dont le but est d’informer le peuple des travaux de l’Assemblée.

De retour à Paris, elle s’engage aux côtés de la Gironde et tente en vain de lever des légions d’Amazones pour combattre les monarchies européennes.

Elle réclame notamment l’égalité civile et politique pour les femmes.

 

«  Il est temps que les femmes sortent de leur honteuse nullité où

l’ignorance, l’orgueil et l’injustice des hommes nous tiennent

asservies depuis longtemps… »