Prix Anne-Marie Lizin Théroigne de Méricourt 2022

Prix Anne-Marie Lizin Théroigne de Méricourt 2022

Une façon de célébrer le matrimoine est la remise du prix Anne-Marie Lizin Théroigne de Méricourt chaque année, lors d’une cérémonie organisée par nos soins.

Le prix Théroigne de Méricourt a été créé en 2004, attribué à l’époque par la Commission Wallonie, qui deviendra plus tard Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes asbl.

La création de ce prix a été portée par Anne-Marie Lizin, qui appréciait particulièrement cette féministe avant l’heure qu’était Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt.

« Portrait de femme (autrefois identifiée comme Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt) ». Paris, musée Carnavalet.

En 2015, les membres de Synergie Wallonie pour l’Égalité entre les Femmes et les Hommes ont pris la décision de lier ces deux personnalités : deux femmes, deux féministes, deux rebelles qui ont fait fi de tout pour défendre leur cause envers les femmes et en 2015, l’une passant le relais à l’autre en nommant ce prix :  Prix Anne-Marie Lizin Théroigne de Méricourt.

Les nominées sont, soit une femme, vivant ou étant active en Wallonie, soit une association localisée en Wallonie, dont l’engagement personnel ou professionnel répond à un ou plusieurs critères suivants :

  • lutte pour faire triompher le droit des femmes et l’égalité des genres ;
  • actions en faveur de l’autonomie d’autres femmes ;
  • création d’emplois (et notamment pour d’autres femmes) ;
  • lutte pour une meilleure conciliation vie privée, vie professionnelle ;
  • engagement pour promouvoir le travail des femmes dans un domaine traditionnellement très masculin ;
  • toute action de recherche et/ou de mobilisation permettant l’amélioration de l’égalité Femmes/Hommes, tout domaine confondu (droits, santé, travail, …) ;

Leurs candidatures sont présentées, soit par une ou des personnes individuelles, soit par des membres d’associations ou d’institutions diverses.

La lauréate est choisie parmi les nominées.

Les personnes nominées précédemment ne peuvent plus être présentées durant une période de deux ans. La liste des personnes précédemment nominées est à disposition via notre adresse mail.

Ce prix permet aussi de mettre en lumière le travail et la créativité d’une artiste wallonne, en prenant une de ses œuvres comme prix à remettre.

Lauréates

Prix 2004

Charlotte Hauglustaine, syndicaliste qui a lutté pour des conditions de travail et salariales égales pour les femmes au sein de l’entreprise FN

Prix 2005      

les femmes de la Société R’NET, entreprise d’économie sociale

Prix 2006

Reine Marcelis, par ses actions elle a permis une meilleure conciliation vie privée/vie professionnelle et la mise à l’emploi de femmes par l’organisation de milieux d’accueil pour enfants de 0 à 12 ans.

Prix 2007

Anne Bourguignont, procureur du Roi honoraire.  Elle a lutté contre la violence à l’égard des femmes et amener les pouvoirs judiciaires et policiers à « une tolérance 0 ».

Prix 2008

enseignantes et amies de Sadia Sheikh (assassinée par son frère pour avoir refusé un mariage forcé) qui ont ouvert le combat législatif contre les mariages forcés et les crimes d’honneur

Prix 2009

Karima pour sa lutte contre les mariages forcés et la violence faite aux
femmes au nom de la tradition

Prix 2010

Annie Cornet pour ses recherches sur le genre et son implication dans la lutte contre les discriminations envers les femmes dans le domaine professionnel et de formation. Ses domaines de recherche privilégiés sont la diversité de la main d’œuvre dans la gestion des ressources humaines (genre, diversité ethnique, gestion des âges, personnes handicapées, homophobie au travail, etc.), l’approche différenciée selon les sexes et les rapports sociaux de genre,  l’entrepreneuriat féminin, la responsabilité sociale et la lutte contre les discriminations, la méthodologie qualitative et la recherche en gestion.

Prix 2011

Véronique De Keyser pour ses prises de position en tant que députée européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes ;

Béatrice Bashizi qui lutte pour la paix tant en Belgique qu’en Afrique Centrale.

Prix 2012

Jacqueline Dacq-Depoorter pour sa lutte en faveur de la dépénalisation de l’avortement, défendant avec conviction le droit des femmes à choisir librement de devenir mère.  Elle a participé activement aux modifications de la loi sur la filiation ainsi que celles de la législation sur l’adoption. Elle a contribué à de nombreux débats, notamment sur les questions de procréation  assistée et de  fécondation in vitro.

Prix 2013

Agnès Marlier pour sa participation active à la déconstruction des stéréotypes de genre dans son quotidien et son engagement pour promouvoir le travail des femmes dans un domaine traditionnellement très masculin : le secteur de la construction.

Tsang Juliette Estelle à titre posthume,  pour sa lutte contre les violences faites aux femmes, et particulièrement celles arrivées en Belgique dans le cadre d’un mariage mixte. D’origine Camerounaise, présidente et fondatrice de l’association Multiculti a.s.b.l., elle était engagée dans l’insertion sociale et l’intégration socioéconomique des femmes migrantes fragilisées par un déracinement culturel.

Prix 2014

Christiane De Wan pour son engagement à lutter pour le droit, l’autonomie et l’amélioration de la qualité de vie des femmes et notamment des femmes migrantes ;

Karine Henrotte pour son engagement et ses actions au niveau local, national et international afin de garantir une meilleure égalité entre les femmes et les hommes mais également pour sa lutte contre toutes les formes de violences sexualisées.

Prix Théroigne de Méricourt 2015

(Dernier prix de ce nom)

Lauréate à titre posthume : Anne-Marie Lizin pour tous ses combats pour le respect des droits des femmes et ses luttes pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Prix Anne-Marie Lizin – Théroigne de Méricourt 2015

Annie Massay pour son engagement dans la défense des droits et des conditions de travail des femmes.  Elle a mis en évidence les problèmes liés au travail et à la sphère familiale et la nécessité du partage du pouvoir « homme femme » au sein des organisations syndicales.

Prix 2016

Marie-Anne Delahaut, pour sa lutte pour faire triompher le droit des femmes et l’égalité des genres ; ses actions en faveur de l’autonomie d’autres femmes ; son engagement pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et le travail des femmes à travers les nouvelles technologies de l’information et leur mise en réseau.

Prix 2017

FER Ulg, pour ses luttes pour  faire triompher le droit des femmes et l’égalité des genres, atteindre une meilleure conciliation vie privée, vie professionnelle et pour ses actions de mobilisation et de formation visant à améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes, tout domaine confondu (droits, santé, travail, …).

Prix 2018

Lauréate «Association » :

Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion (CVFE), pour ses actions dans la lutte pour faire triompher le droit des femmes et l’élimination des violences conjugales ; ses actions en faveur de l’autonomie d’autres femmes ; ses actions de recherche, de mobilisation, de formation et/ou d’information permettant l’amélioration de l’égalité Femmes/Hommes, tous domaines confondus (droits, santé, travail, éducation, …).

Lauréate « Personnalité » :

Sylvie Lausberg, pour  ses luttes pour faire triompher  le droit des femmes et notamment dans le droit à disposer de leur corps. Pour ses actions de recherche, de mobilisation, de formation, d’information et de revendication permettant l’amélioration de l’égalité Femmes/Hommes, tout domaine confondu (droits, santé, travail, …).