La bonne nouvelle qui a marqué le féminisme ces derniers mois

31 mars 2022
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publié par: Synergie Wallonie

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La bonne nouvelle qui a marqué le féminisme ces derniers mois

Afin d’introduire notre nouvelle catégorie « Bonnes nouvelles », nous avons le plaisir de vous informer de quelques avancements concernant l’avortement dans le monde ces derniers mois.

 

LA LÉGALISATION DE L’AVORTEMENT DANS PLUSIEURS PAYS

Durant le courant de l’année 2021 et 2022, le droit à l’avortement a bénéficié de quelque progrès. Un peu partout dans le monde, certains pays ont totalement légalisé l’interruption volontaire de grossesse (IVG) tandis que d’autres ont assouplis leurs sanction.

En avril et en juin 2021, l’Équateur et Gibraltar ont décidé de dépénaliser l’avortement en cas de viol. Après un vote historique en septembre 2021, le Mexique, pays conservateur et catholique, a pris la décision d’autoriser l’avortement, quelles qu’en soient les raisons. Un mois plus tard, le Bénin est devenu l’une des rares nations d’Afrique à autoriser l’IVG jusqu’à 12 semaines de grossesse. Ce 23 février 2022, la Colombie a également décidé de rejoindre la liste des pays autorisant l’avortement, et ce jusqu’à 24 semaines de grossesse.

Le 2 mars, le parlement français a décidé l’allongement de 12 à 14 semaines de grossesse du délai de recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), soit 16 semaines après le début des dernières menstruations. Cette mesure fait suite à un rapport datant de 2020 réalisé au nom de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, qui recommandait de traiter l’avortement comme un droit effectif.

Le 9 mars, l’Allemagne s’apprêtait à supprimer la législation limitant l’information sur l’avortement remontant à la période nazie, cette décision permettra de faciliter l’information sur l’IVG.

Deux pays d’Amérique du Sud se sont engagés également, de différentes manières, en faveur du droit à l’avortement. Le Guatemala a enterré sa loi controversée le mardi 15 mars 2022. Toutefois, la loi actuelle réprime toujours l’avortement, avec des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, en effet, l’ivg n’est autorisé que si la vie de la mère est en danger.

Le Chili a, quant à lui, intégré l’interruption volontaire de grossesse dans sa nouvelle Constitution. L’avortement est autorisé mais seulement en cas de danger pour la vie de la mère, de l’enfant ou de viol. La dépénalisation de l’avortement est en cours de discussion au Congrès. Le droit à l’avortement doit faire partie du projet de nouvelle Constitution qui doit être présenté par la Convention constitutionnelle avant le 4 juillet. Cette nouvelle loi fondamentale sera soumise par référendum aux Chiliens courant 2022. Si elle est rejetée, la Constitution Pinochet sera malheureusement maintenue.

Ces bonnes nouvelles sont évidemment à nuancer avec d’autres États qui ont serré la vis, tels que la Pologne ou encore les États américains du Texas et de l’Arkansas, qui interdisent l’avortement même en cas de viol. Le combat des femmes n’est pas encore terminé

Cette nouvelle a été relayée depuis le site du magazine Elle Belgique en y ajoutant des informations supplémentaires. Nous vous invitons d’ailleurs à visiter leur article ici pour y découvrir leur liste plus exhaustive de bonnes nouvelles ayant marqué le féminisme ces derniers mois.

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